Lundi 17 novembre, 01:29, Cults dans les oreilles, passons donc à un bilan de l'année 2014 s'agissant de... GOLF ! Et oui, les amis ! Vous l'aurez bien compris, une année s'achève, une autre débutera bientôt, Noël entre temps et le jour de l'an pour s'enivrer et tout oublier. Oublier les résolutions prises la veille. Forcément. Mais aussi, toutes ces fois, où la main sur le coeur, la face devant Dieu, le wedge en main après une socket, nous nous promettions que dis-je, nous nous jurions de ne plus JAMAIS jouer au golf ! Le lendemain, tout était oublié. Il ne restait plus qu'à reprendre ses clubs, se diriger vers son club favori et maugréer contre les vieux, les jeunes, le terrain gras, le putt qui ne rentre pas que sais-je encore !
De mon côté, tout à (re)commencer en avril/mai de cette année 2014. Je me suis dis "Mon p'tit gars, toi qui aime le golf, faud'ait ben penser à p'og'esser!". Mais pour "p'og'esser" faut se faire moultes promesses. La première d'entre elle : adhérer. Adhérer à un golf. C'était chose faite, et force est de constater que le terrain choisi est pas mal. 27 trous. 3 possibilités de 9 trous. De très grande qualité. Cela participe à ne jamais rendre ce sport ennuyeux, même si l'on décide de ne pas visiter d'autres golfs. Pas manque de temps ou d'envie.
Bref, quand j'ai repris en avril/mai, j'avais moins de 6 mois de golf dans les pattes. Ca remontait à bien deux ans. Je considère donc que je reprenais tout depuis le début avec mes 39 d'index d'alors. Et j'avais des ambitions ! Baisser mon index. Arrêter de pousser la balle mais jouer au golf. Prendre du plaisir à rentrer des ficelles pour sauver le par ou pitcher le green à 150m. Les plaisirs sont multiples comme les prouesses, et surtout les merdes, que l'on peut réaliser lors de son parcours.
D'un point de vue chiffre, ça donne les éléments suivants :
- Index : 39 > 30 > 26,7 > 23,7 > 20,1 > 16,9 > 13,9
Il m'aura fallu :
- 14 compétitions dont 6 performances, 2 zones tampons, 6 contre perfomances (dont 3 de suite).
C'est ce que l'on peut considérer comme un résultat équilibré. On ne peut pas mieux faire (Sauf à ne faire que des performances et à devenir scratch). J'ai fonctionné en palier. Tu descends beaucoup, tu stagnes, tu descends beaucoup, tu stagnes, etc.
On peut également noter, dans la famille chiffre, la fréquence/pratique sportive : une moyenne de 2,785125 (c'est approximatif) parcours par semaine. L'indépendance a du bon quand il s'agit d'aller golfer. Et on a ici peut-être un premier enseignement : pas trop de secret, pour progresser il faut pratiquer. Je crois qu'il est illusoire de penser que l'on peut progresser significativement sans s'entraîner.
Parlons justement entrainement. A vrai dire, je n'en ai pas vraiment d'entraînement. Je me cherche encore dans cette optique "d'improvment" mais il est difficile de concevoir des entrainements à proprement parlé. En effet, s'il y a le pratice et le putting green, l'idée a surtout était de développer une démarche globale, une approche globale de ma pratique. Que fais-tu quand tu arrives au golf ? dans quel ordre ? dans quel optique ? dans quel circonstance ?
Au final, ça reste assez simple. Je débute sur le putting green pour une séance de chipping histoire de trouver des sensations et réveiller doucement les muscles. Puis petite séance de putting, entre 1 et 5m, pour caler ce qu'il y a à caller et direction le pratice pour un seau. Le seau, c'est moitié wedge, moitié fer. Vers la fin, j'ai eu tendance à couper cette séance de pratice. En effet, je pense que le practice a du sens pour un réel travail technique. Pour ce qui est de l'échauffement, je préfère largement faire des swings à vide, sur l'aire de départ. J'en fais pas mal, et une fois prêt, j'y vais. Cela me permet, une fois sur le parcours, et même dès le tee n#1, de ne pas cogiter technique. Sur la fin, cela a plutôt bien fonctionné.
Notons rapidement le changement de clubs. De Tilteist 775CB je suis passé à des mizu MP64 et MP69 sur DG S300. Les paris ici ont été tenus quant au temps que je mettrais à m'en débarrasser. Et bien, je les ai toujours ! Je les aime passionnément.

Mon index a baissé de plus de 13 pts avec. Je verrais l'année prochaine, selon mes objectifs, si je les change pour une série adaptée. En effet, pour passer single digit, il n'y a pas un coup qui compte moins qu'un autre. Autant quand on est 20, on voit ça de loin, autant quand on se rapproche de 10, on se dit que la marge d'erreur est petite.
Maintenant, sur ma progression est passée très clairement sur plusieurs compartiments techniques. Le swing en lui-même avec moins de contrôle et plus de relâchement. J'ai beaucoup travaillé mon jeu de fer. Ne partant pas au driver, besoin de longueur au départ.
Ces fameux départs qui étaient une hantise pour moi. J'ai chuté d'index à partir du moment où mes mises en jeu étaient bonnes. Pas forcément sur le fairway, mais pas loin et à bonne distance. Mon jeu de fer me permet d'attraper la majorité des GIR, ou alors de chipper autour du green.
Le chipping, justement qui a été le gros travail de l'été. Ici, c'est le point de satisfaction. J'ai réussi à développer une bonne technique, que je travaille encore, pour être sur de déposer la balle près du trou que je ne suis pas en GIR. Il reste du travail bien sur, car je manque de solidité, mais j'ai fait de beaux coups cette année.
Le putting n'a pas été un focus. Déjà parce que je ne putte pas trop mal et ensuite parce que j'ai clairement négligé ce compartiment. Néanmoins, il y a là de précieux points à gagner à l'avenir. Probablement pour passer sous les 10 d'index l'année prochaine.
Enfin, le wedging n'a pas été mon fort. Une réelle carence en début d'année jusqu'à il n'y a pas très longtemps. Ca va beaucoup mieux. Comme le putting, c'est un chantier pour l'année prochaine.
Bon, le driver, on n'en parle pas. Le chapitre Driver n'a jamais été ouvert cette année pour le plus grand bien des amoureux du golf.
Maintenant, s'il y a bien un élément qui a pêché et qui se révèle être un handicap, un élément qui m'aura suivi toute cette saison, c'est mon mental. Mes contre performances sont dictées par un mental proche de la nullité. Probablement trop exigeant, pas assez humble devant la petite balle blanche, une série de mauvais coups, ou tout simplement un seul mauvais coup, me met en rogne. C'est alors l'escalade, ou plus exactement la non descente. Je focalise et je ne fais que de la merde. Par ailleurs, j'ai un mal fou à jouer mon golf quand je suis accompagné ou même quand il y a du passage. J'ai eu beaucoup de mal cette année à réussir à me concentrer sur mon jeu, à faire abstraction de ce qui m'entoure et à produire un jeu qui peut être bon.
Je ne sais pas comment travailler cet aspect du golf qui est pourtant fondamental. L'un de mes objectifs l'année prochaine sera de jouer mes premiers grands prix. Je ne le pourrai clairement pas si mon mental reste dans le même état.
Le truc, c'est qu'en progressant, j'ai moins l'occasion de mettre mon mental à rude épreuve maitrisant mieux mon jeu. Mais nous savons tous que personne n'est à l'abri d'une socket, d'une gratte, d'un top ou que sais-je encore. Et s'il y a un enjeu, alors ce mauvais coup peut se retourner contre moi. Bref, le mental, un gros chantier à travailler.
Bref, je suis content de cette année golfique, productive et annonciatrice d'une future année riche de progression, d'enseignement et peut-être de challenge GT. Que dire de plus ? Je ne sais pas. Sauf à dire que je n'ai pris que deux cours cette année avec un pro, j'entretiens mon caractère autodidacte. J'aborderai plus tard et dans le détail mes objectifs 2015.
ps : trop long, j'me relis pas moi-même. Je corrigerai les fautes qui trainent plus tard.
